Forum des Prisons Index du Forum
Forum des Prisons Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion



 BIENVENUE SUR LE FORUM DES PRISONS 
  
     
      


Nouvel(le) inscrit(e) ? Pour préserver la vie privée de nos membres, pour mieux vous aider ou vous soutenir.

présentez-vous dans les 3 jours suivant votre inscription.

 
Cliquez ici pour accéder au forum de dialogue


Cliquez ici pour accéder au portail

 Cliquez ici pour accéder à la page Facebook du forum

      
Privée de parloir avec son mari, elle est prisonnière du bon vouloir de l’administration

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum des Prisons Index du Forum -> LES RUBRIQUES : -> ..............................LES LIBERTES
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
titi_nikki
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 19 Juil 2012
Messages: 2 504
Localisation: Angers
Masculin Cancer (21juin-23juil)
Point(s): 2 660
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Mer 5 Fév - 17:17 (2014)    Sujet du message: Privée de parloir avec son mari, elle est prisonnière du bon vouloir de l’administration Répondre en citant

Arras : privée de parloir avec son mari, elle est prisonnière du bon vouloir de l’administration



 Sur la table du salon, les piles de recommandés et les lettres de son époux s’amoncellent. Avec sa fille, elle essaie de se projeter, mais le cœur n’y est pas. Depuis le 16 octobre, Catherine, 48 ans, ne peut plus voir son mari, condamné ce jour-là pour des violences à son encontre. Il purge ainsi sa peine de prison à la maison d’arrêt d’Arras. Un établissement qui refuse à son épouse le droit au parloir. Un droit pourtant garanti par l’article 8 de la convention européenne des droits de l’Homme. L’affaire est entre les mains de la direction régionale pénitentiaire.

« Je ne comprends pas pourquoi on nous refuse ce droit. La peine ne prévoit pas d’interdiction d’entrer en contact avec moi ou un éloignement familial. Je n’ai pas cessé d’écrire mais je n’ai pas de réponse ». Catherine désespère. Chaque jour, cette brunette aux cheveux courts se rue sur sa boîte aux lettres, au cas où l’administration pénitentiaire aurait daigné lui répondre. Las. Ce jeudi encore, elle a reçu une seule lettre. Une missive de son mari emprisonné. Numéro d’écrou : 12041. Il brûle de la voir également. « Quand tu recevras cette lettre, tu auras j’espère des nouvelles du parloir, parce que c’est interminable, c’est long d’attendre après le courrier, lui écrit-il, entre deux tâches ménagères. J’y pense sans arrêt à ce putain de parloir, ça me rend fou ».

Le couple a connu des difficultés, c’est certain. En 2008, une première affaire de violence éclate. Lui souffre d’alcoolisme. « C’est une échappatoire pour lui », confie son épouse. Il est condamné. En octobre dernier, il récidive et est condamné en comparution immédiate à treize mois de prison, dont trois avec sursis. Le sursis précédent est révoqué. Il est incarcéré alors qu’il avait arrêté de boire pendant deux ans.

Catherine se renseigne auprès de la maison d’arrêt d’Arras pour obtenir un parloir. Elle aime son époux et met tout en œuvre pour que le couple sorte de cette spirale. Elle a planifié des rendez-vous avec un conseiller conjugal, lancé l’inscription de son mari à Pôle Emploi « parce que la personne qui en est chargée en prison est malade ». Elle a aussi lancé des démarches avec un psychologue ; son mari a fait de même (sans réponse pour l’heure). Une inscription dans une unité pour soigner les malades de l’alcool est espérée.

Sauf que malgré ses courriers, la prison lui refuse le parloir. « Quand j’ai appelé, on m’a dit que c’était refusé parce qu’il y aurait eu une violente altercation lors d’un parloir entre un détenu et sa compagne, venue avec ses frères, assure-t-elle. Depuis, le directeur refuserait les parloirs entre victime et mari. »

Elle écrit en octobre, en novembre. Pas de réponse. Elle écrit au procureur, qui indique que cela est de la « seule compétence du chef d’établissement ». Elle écrit au juge d’application des peines, s’entoure d’une avocate. Elle adresse aussi un courrier recommandé à la direction pénitentiaire régionale de Lille, dont elle accuse réception le 5 décembre. Depuis, silence radio.

« Je commence à m’énerver, j’ai l’impression qu’on nous met des bâtons dans les roues alors qu’on fait tout pour reprendre une vie stable, s’agace Catherine. On s’écrit tous les jours, mais c’est dur. Je ne dors plus, je ne mange plus, je vomis sans arrêt, mais je me bats. » Elle regarde les lettres de son époux, sur la table du salon. Sa fille les compte. Il y en a cinquante-sept.

Du côté de la maison d’arrêt d’Arras, on indique avoir pris en compte la demande, mais qu’à l’heure actuelle, le dossier est entre les mains de la direction pénitentiaire, qui doit se prononcer. Alors Catherine attend. Mais pas les bras croisés. Elle compte désormais écrire à la ministre de la Justice Christiane Taubira et songe même à créer une association pour les femmes dans le même cas qu’elle. « Et il y a en beaucoup », précise-t-elle.

SAMUEL COGEZ

Source: lavoixdunord.fr

_________________
Titi_nikki

La prison est un dépotoir de ce que la société ne sait pas gérer


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 5 Fév - 17:17 (2014)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum des Prisons Index du Forum -> LES RUBRIQUES : -> ..............................LES LIBERTES Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
darkages Template © larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com