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La France s’inspire du Canada pour lutter contre la récidive

 
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titi_nikki
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MessagePosté le: Dim 4 Mai - 17:28 (2014)    Sujet du message: La France s’inspire du Canada pour lutter contre la récidive Répondre en citant

La France s’inspire du Canada pour lutter contre la récidive

Le suivi des sortants de prison évolue en France afin de lutter plus efficacement contre la récidive.




 Près d’un condamné sur deux en correctionnelle récidive
 Face au risque de récidive, des magistrats sur le qui-vive


Les conseillers d’insertion et de probation s’inspirent notamment d’une méthode canadienne ayant fait ses preuves outre-Atlantique. Non sans susciter les réticences de certains agents.
Récidivera, récidivera pas ? À chaque libération d’un détenu, la question se pose. Et elle hante particulièrement les conseillers d’insertion et de probation chargés de leur suivi. Yann Maurel est l’un d’eux. « Ces derniers mois, j’applique une nouvelle méthode canadienne baptisée “Risques, besoin, réceptivité” (RBR) », s’enthousiasme ce jeune agent de Villefranche-sur-Saône. « Elle me permet de me faire une idée beaucoup plus précise du risque de récidive représenté par chaque sortant de prison. »
Les Canadiens ont en effet mis au jour ces dernières années de fortes corrélations statistiques entre certains facteurs psychosociaux et le risque de réitération. Le fait, par exemple, d’avoir été placé dans l’enfance, celui d’avoir commis son premier délit à un âge précoce ou de ne pas connaître personnellement ses victimes sont autant de facteurs de récidive.
La nature du délit s’avère, elle aussi, décisive. « Les délinquants routiers, les auteurs de vols et les trafiquants de stupéfiants repassent plus souvent à l’acte que les autres », précise Yann Maurel. Les grilles d’évaluation canadiennes recensent tous ces paramètres et aboutissent à une évaluation chiffrée du risque de récidive.
Travailleurs sociaux, pas criminologues
Séduits par cette méthode, de plus en plus de conseillers d’insertion français se forment au RBR. À terme, tous devraient s’y mettre. « À partir de septembre prochain, tous les futurs conseillers de probation y seront formés », promet Philippe Pottier, directeur de l’École nationale de l’administration pénitentiaire (Enap).
Voilà qui n’est pas sans faire débat. « Penser qu’on peut prédire le passage à l’acte est absurde, fustige Delphine Colin, de la CGT-pénitentiaire. Évaluer l’individu selon un risque statistique est tellement réducteur ! » Et la syndicaliste de renchérir : « Jusqu’ici nous avions pour mission de réinsérer les condamnés. Maintenant, on nous demande de lutter contre la récidive. Mais ça n’a rien à voir : Nous sommes des travailleurs sociaux, pas des criminologues. »
Qu’on ne s’y trompe pas toutefois. Le RBR ne se limite pas à cela. Il préconise aussi un suivi ultra-personnalisé des sortants de prison. « Quand on se forme comme moi au RBR, on apprend à s’ajuster au profil psychologique de chacun, explique Charlotte Cloarec, conseillère d’insertion à Brest. On apprend à bien connaître les capacités cognitives du condamné, à voir s’il est capable de se remettre en question, à évaluer sa motivation. »
Soit, mais comment ? En lui posant des questions ouvertes, en l’amenant à s’exprimer sur les valeurs, en lui demandant s’il se sent ou non coupable des faits qui lui sont reprochés. « C’est dans ces moments-là qu’on a de vraies discussions de fond avec lui, constate Charlotte Cloarec. C’est là, par exemple, qu’il nous explique ce qui le maintient réellement dans la délinquance : l’argent facile, l’adrénaline du passage à l’acte, etc. Il n’y a qu’en sachant tout cela qu’on va pouvoir ensuite tenter de l’éloigner durablement de la délinquance. »
Trop de complaisance
Tout ce travail consiste à éviter la confrontation et favoriser l’adhésion du condamné au suivi socio-éducatif. Cette approche très bienveillante ne remet aucunement en question les obligations imposées par le juge aux sortants de prison comme l’interdiction d’accès à certains lieux, le suivi d’une cure de désintoxication, ou le placement sous surveillance électronique (1).
Ce volet éducatif du RBR est pourtant loin lui aussi de faire l’unanimité car il tranche avec l’injonction au changement préconisée par une partie des conseillers d’insertion. Les policiers se montrent, eux aussi, très réticents. À les entendre, la méthode RBR serait trop complaisante vis-à-vis des délinquants. « On est vraiment dans l’angélisme ! Il faut en finir avec le rousseauisme ! », lâche Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie officiers.
S’inspirer de la méthode
Les réticences des uns et des autres n’étonnent pas Sarah Dindo, responsable des études à l’Observatoire international des prisons (OIP). « Ayons l’intelligence de voir ce qui marche à l’étranger et dépassons les dogmatismes ! », plaide la jeune femme. « Là où elle est appliquée, la méthode RBR a fait chuter la récidive de près de 30 %. Après le Canada, d’ailleurs, la Suède, l’Espagne et les Pays-Bas l’ont progressivement adoptée. » 
Il est prématuré de dire si l’approche canadienne finira par s’imposer en France. « Ayons au moins l’intelligence de nous en inspirer, préconise Frédéric Chaubénit, conseiller d’insertion à Bordeaux et secrétaire régional du Snepap-FSU. Quitte, ensuite, à y intégrer des spécificités propres à la culture française et à créer un nouvel outil. »
––––––––––––---------------------------------------------------------------------------------
 Qui sont les récidivistes ? 
La chancellerie a publié mardi 29 avril une étude sur la récidive, en se basant sur le casier judiciaire de 500 000 délinquants condamnés en 2004. 45 % d’entre eux ont récidivé entre 2004 et 2011. Un quart est repassé à l’acte dans les deux premières années.
Parmi eux, les moins de 18 ans ont récidivé deux fois plus que les 30-39 ans. Les auteurs d’homicide ou de blessures volontaires ont récidivé 3,2 fois moins que les délinquants coupables de vols ou d’escroquerie. 46 % des auteurs de trafic ou d’usage de stupéfiants ont réitéré.


MARIE BOËTON

(1) Que le condamné « comprenne » ou non ces injonctions, celles-ci n’en restent pas moins obligatoires. À la moindre entorse, il peut être réincarcéré


Source : la-croix.com
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Titi_nikki

La prison est un dépotoir de ce que la société ne sait pas gérer


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MessagePosté le: Dim 4 Mai - 17:28 (2014)    Sujet du message: Publicité

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