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Comment prévenir le suicide dans les prisons françaises

 
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titi_nikki
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MessagePosté le: Lun 5 Jan - 17:04 (2015)    Sujet du message: Comment prévenir le suicide dans les prisons françaises Répondre en citant

Comment prévenir le suicide dans les prisons françaises

En France, les détenus suicidaires pourront désormais être placés dans des cellules équipées de caméras pour permettre aux surveillants d’intervenir rapidement en cas de passage à l’acte.


/Christophe ENA/REA

Un poste de vidéosurveillance dans une prison. L’introduction de caméras dans les cellules de protection d’urgence destinées aux détenus en grande détresse psychique est un dispositif largement discuté.


Le dispositif fait polémique chez les intervenants en milieu carcéral, notamment chez les médecins.
L’administration pénitentiaire rappelle que ce dispositif vient compléter d’autres mesures ayant réussi à faire baisser le nombre des suicides ces cinq dernières années.
On se suicide six fois plus en prison que dans le reste de la population. Longtemps pointée du doigt pour sa passivité face au fléau, l’administration pénitentiaire se mobilise désormais. Depuis la mise en place du plan anti-suicide en 2010, les passages à l’acte ont en effet baissé de façon notable (lire ci-dessous).
Mais sa dernière mesure phare en la matière ne va pas sans faire débat. La pénitentiaire prévoit « le contrôle sous vidéoprotection » des personnes « dont l’état apparaît incompatible avec leur placement ou leur maintien en cellule ordinaire, en raison d’un risque de passage à l’acte suicidaire imminent ou lors d’une crise aiguë. »
Les détenus en grande détresse psychique peuvent déjà, depuis 2010, être placés au sein d’une cellule de protection d’urgence, des pièces dénuées de point d’arrimage et dotées de draps indéchirables (pour éviter les pendaisons).
Ces dernières pourront dorénavant être équipées de caméras. « Cela nous permettra d’observer le détenu et d’être éventuellement plus réactif en cas de crise, par exemple s’ils se cognent contre les murs », explique Julien Morel d’Arleux, à la sous-direction des personnes sous main de justice.


Contestation de l’Observatoire international des prisons
Il n’empêche, le dispositif interroge. Le recours aux outils technologiques pour lutter contre un mal-être aussi profond peut en effet sembler inapproprié. Voire carrément contre-productif. « Cela risque, dans certains cas, d’être extrêmement mal vécu, assure Michel David, président de l’association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire (ASPMP).
Le praticien, qui se dit « bien conscient de tous les efforts déployés par la pénitentiaire », redoute qu’à « évoluer sous l’œil de la caméra en cellule, les détenus angoissent davantage encore ». La DAP, qui expérimente le dispositif de vidéosurveillance depuis 2011 dans quatre prisons, conteste tout risque d’effets pervers et assure avoir plutôt eu des « retours positifs du terrain ».
Sans convaincre l’Observatoire international des prisons (OIP). « Il y a quelque chose de monstrueux dans ce dispositif », estime l’un des responsables de l’association, François Bès. « En filmant des détenus en détresse, on ne traite qu’en surface le fléau du suicide : on ne fait, au fond, que les contraindre à ne pas mourir. »
Le responsable de l’OIP déplore que la pénitentiaire ne cherche pas plus à agir sur les causes profondes du passage à l’acte, la surpopulation carcérale, l’oisiveté des détenus, la rupture des liens familiaux…


Plan anti-suicide en prison
Une critique réfutée par Julien Morel d’Arleux : « Le plan anti-suicide que nous avons lancé en 2010 comprend une vingtaine de mesures structurelles, et elles sont loin d’être toutes purement matérielles ou technologiques. » Ainsi, ces cinq dernières années, « l’ensemble du personnel pénitentiaire s’est formé à la détection du suicide et des équipes pluridisciplinaires ont été mises en place afin d’améliorer l’échange d’information autour des détenus les plus fragiles », ajoute le responsable.
Par ailleurs, le dispositif des « détenus de soutien » a permis le recrutement de volontaires pour aider les prisonniers en détresse psychologique. Enfin, l’accès aux cabines téléphoniques en prison a été généralisé.
« Nous avons joué sur tous ces leviers humains, et pas seulement techniques », insiste Julien Morel d’Arleux. Preuve de la mobilisation de la pénitentiaire : en 2010, une mission de prévention de lutte contre le suicide en milieu carcéral a été créée qui emploie trois personnes à temps plein.
Faciliter l’hospitalisation des détenus en souffrance
Insuffisant, considèrent ceux pour qui la prise en charge du suicide relève du corps médical, et non de la pénitentiaire. « Quelqu’un qui va mal ou qui témoigne d’une totale détresse psychique doit être hospitalisé : C’est ainsi que cela se passe en milieu ouvert et cela devrait aussi être la règle pour les détenus ! », martèle Anne Lécu, médecin généraliste à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.
À l’entendre, « il faut faciliter l’hospitalisation des détenus en souffrance plutôt que d’accroître toujours davantage la médication en prison. Les surveillants ne sont pas à même de gérer des personnes suicidaires, cela va bien au-delà de leur mission… »
Reste que ce placement s’avère parfois compliqué en l’absence d’un nombre suffisant de lits ou faute d’obtenir rapidement une décision préfectorale hospitalisation d’office.
« Les cellules de protection d’urgence n’ont pas vocation à accueillir au long cours les détenus, prévient Julien Morel d’Arleux. L’idée est de les accueillir en attendant une prise en charge médicale adéquate. Sauf exception, ils ne sont a priori pas censés rester dans ces cellules plus que 24 heures. »

Source : la-croix.com
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Titi_nikki

La prison est un dépotoir de ce que la société ne sait pas gérer


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MessagePosté le: Lun 5 Jan - 17:04 (2015)    Sujet du message: Publicité

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