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Il raconte sa vie après 30 ans de prison

 
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titi_nikki
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MessagePosté le: Lun 19 Jan - 17:19 (2015)    Sujet du message: Il raconte sa vie après 30 ans de prison Répondre en citant

Il raconte sa vie après 30 ans de prison

Philippe Loustalet, 55 ans, est aujourd'hui un autre homme qui veut regarder l'avenir. /DDM, Nathalie Saint-Affre


Après avoir été incarcéré durant trente ans dans différentes maisons d'arrêt, Philippe Loustalet, 55 ans, a retrouvé la liberté en 2013. Une sensation parfois difficile à gérer.
On le rencontre à la terrasse d'un café place de l'Estrapade à Saint-Cyprien, le lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo. Philippe Loustalet, 55 ans, libre depuis 2013, a passé trente ans derrière les barreaux, passant de centrale en centres de détention. Rasséréné, il est venu avec sa compagne et d'emblée se dit «horrifié» par le drame de Charlie Hebdo : «Ces gens sont des fous, des fanatiques. Personne n'a le droit de tuer». Et se penchant sur son propre cas, il ajoute : «J'ai tout fait pour ne pas verser de sang».
La dernière phase d'enfermement de cet homme fut le centre de détention de Muret où il a purgé une peine de trois ans entre 2010 et 2013. En fait, la vie de Philippe bascule à l'âge de 20 ans.
«J'étais un petit con»
Il braque une bijouterie dans le Nord de la France où il vit : «J'étais un petit con qui n'écoutait rien. L'âge bête où l'on croit tout savoir. J'ai plongé pour quatre ans et demi. Mais ça ne m'a pas suffi : j'ai replongé une deuxième fois toujours pour braquage». Au total, Philippe va se retrouver six fois derrière les barreaux, toujours pour le même motif : braquage de bijouteries puis de bureaux de poste. «J''étais avec une bande avec laquelle je n'arrivais pas à couper les ponts. On ne pense jamais qu'on se fera prendre. On se croit invincible». En fait, à l'époque, Philippe admire secrètement Spaggiari, devenu célèbre après le casse en 1976 de la Société Générale de Nice sans une goutte de sang. «Je n'ai pas vraiment d'excuse. Ma famille était aimante. Elle a d'ailleurs toujours été là, dit-il dans un sourire. Non, je pense que je voulais jouer au caïd. Me distinguer». Et baissant la tête, il avoue : «Je voulais de l'argent facile, sans rien faire. Il a fallu toutes ces années pour comprendre cette absurdité».
Régime très dur
Les peines vont alors s'accélérer : centrale d'Arles, centre de détention de Bapaume dans le nord,du Val de Reuil (Rouen), Salon de Provence, Muret. Un quotidien répétitif rythmé entre promenade, cellule, repas et sport. Pour améliorer le quotidien mais aussi pour faire passer le temps plus vite, Philippe travaille : «En centrale, le régime est dur. Tout s'achète : la location TV, les journaux, les cigarettes, le café, même le papier toilette et quelques extras, du chocolat». Il confectionne des vêtements pour les surveillants de prison. Les amis ? «On s'en fait mais les liens tiennent rarement une fois dehors. On connaît trop les mêmes galères».
La dureté de l'enfermement, la solitude, la peur, l'angoisse, les suicides (environ 150 par an) sans parler des passages à l'acte, Philippe en parle peu. Il dit seulement : «Au bout d'un certain temps, je n'en pouvais plus. J'avais envie d'une vie normale. J'ai tenu grâce au sport, au travail et à ma famille». En sortant, il savait que rien n'allait être simple après ces trente ans éloignés de la vraie vie, de la société qui a beaucoup évolué : «La TV heureusement nous tient informés. Mais rien n'est vraiment concret pour nous».
Quand en avril 2013, le grand jour arrive, Philippe se sent prêt : «Ma famille était là. Mais c'était tout de même dur». Fort dans sa tête, Philippe est tout de même très angoissé : «Au début, je ne pouvais prendre ni métro,ni bus. J'étais paranoïaque. J'avais l'impression que tout le monde lisait mon passé sur mon visage». Peu de temps après, il trouve du travail comme cariste grâce aux Restos du cœur. «En contrat aidé, j'ai fini le 31 décembre 2014. Je me suis immédiatement inscrit dans une agence d'intérim. Je ne veux pas connaître de vide». Philippe a soif d'avancer. Son fils de 27 ans est un moteur : «Il a compris mes erreurs de jeunesse». Philippe sait que c'est la volonté qui l'a sauvé : «Le monde a beaucoup changé. Tout va si vite désormais».

Silvana Grasso

Source : ladepeche.fr
_________________
Titi_nikki

La prison est un dépotoir de ce que la société ne sait pas gérer


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MessagePosté le: Lun 19 Jan - 17:19 (2015)    Sujet du message: Publicité

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